Sur un deux roues motorisé

Sur un deux roues motorisé_Prévention MAIF

L’usage des deux-roues motorisés (mobylette, cyclomoteur, scooter, motocyclette et par extension tricycle à moteur, quad…) est soumis à une réglementation particulière dans le cadre du code de la route, notamment en fonction de leur cylindrée.

Vous trouverez dans ce tableau les différents véhicules et les documents nécessaires à leur conduite.

16 permis 2RM

Cyclomoteurs : le risque d’être tué ramené aux kilomètres parcourus est estimé 24 fois supérieur pour un conducteur de cyclomoteur  que pour un conducteur de voiture. Dans le trafic, la part des deux-roues motorisés de moins de 50 cm3 n’est que de 0,3% en kilomètres parcourus, alors qu’ils représentent 4,1% des tués sur la route.: cette catégorie de véhicules est sur-représentée dans l’accidentalité.

Motos : le sur-risque est de 22 (voire 26 pour les motos lourdes). Les motos représentent 1,6% du trafic mais 19% de la mortalité routière.

Un bon équipement est fondamental pour la sécurité d’un conducteur de deux-roues.

Le casque, obligatoire, doit répondre aux normes d’homologation (une étiquette NF ou E doit être cousue à l’intérieur) mais surtout il doit être adapté, ajusté à la tête de l’utilisateur. Il ne doit pas « tourner » lorsque l’on bouge la tête et surtout ne pas gêner le port de lunettes.

Il doit :
– porter des pastilles rétro-réfléchissantes et, de préférence, être de couleur claire, visible ;
– être changé, en cas de choc violent, même si apparemment, la coque n’est pas abimée.

En utilisation, il doit toujours être attaché, la jugulaire bien serrée sous le menton

Les gants, obligatoires, doivent être adaptés et homologués (Certification CE). En cas d’absence de gants, les conducteurs sont verbalisés et il leur en coûte une amende de 3eme classe, 68 €, minorée à 45 € en cas de paiement sous quinzaine, avec en plus la perte d’un point de permis pour le conducteur.

Mais attention, il n’y a pas que les mains : conduire un scooter ou une moto sans vêtements couvrant les jambes et les bras, sans chaussures montantes lacées, peut nuire gravement à la santé ! Rouler l’été en short, bras nus et en tongs relève de l’inconscience.

D’autres équipements sont nécessaires pour assurer une bonne sécurité devant le risque de chute et de glissade sur le revêtement de la route, cause de graves brûlures :

  • des vêtements couvrant les jambes et les bras,
  • des lunettes si l’on a pas de casque à visière.

Les équipements spécifiques pour motards, bottes, blousons en cuir avec coque ou même avec air-bag, offrent la meilleure protection.

Ils ont un coût, c’est certain, mais la vie en a-t-elle un ?

Le gilet de haute visibilité, couramment appelé « gilet jaune » est obligatoire et fait partie de l’équipement réglementaire du motocycliste.

En cas d’accident ou de panne, celui-ci doit être revêtu afin d’être plus visible et d’alerter ainsi les autres usagers de la route d’un danger potentiel.

Lorsqu’ils circulent la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante, tout conducteur ou passager d’un deux-roues motorisé doit porter hors agglomération un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation.

Le fait de ne pas porter de gilet de haute visibilité dans les cas mentionnés ci-dessus ou de ne pas en transporter est puni d’une contravention de 2e classe.

Equipez-vous !

Sur un deux-roues motorisé, vous êtes vulnérables. Vous n’avez pas de carrosserie pour vous protéger. Outre le casque qui, obligatoire, doit être homologué, portez des vêtements solides (blouson, pantalon). Privilégiez les chaussures montantes et n’oubliez pas les gants.

Bouclez votre casque

Un casque mal attaché (ou pas attaché du tout…) non seulement ne vous protège pas, mais peut surtout être source de blessures graves. Un casque bien sanglé peut vous sauver la vie, ne l’oubliez jamais.

Entretenez votre deux-roues

Un véhicule bien entretenu, pneumatiques en état et gonflés, freins en bon état, moteur entretenu, optiques propres et qui fonctionnent…, autant d’éléments qui sécurisent votre deux-roues et minimisent les risques.

Ne modifiez jamais les performances de votre deux-roues

En modifiant les caractéristiques de votre deux-roues (kitage ou débridage), vous prenez le risque que votre freinage et votre tenue de route ne soit plus adaptés au régime de votre moteur.
Les risques d’accident augmentent fortement.

De plus, vous prenez le risque, si l’accident est lié à ce débridage, d’avoir des différends avec votre assureur et de ne plus être couvert.

Retrouvez, sur le site de la Sécurité Routière, les animations liées à la conduite d’un deux-roues motorisé : vision, freinage, adhérence….

La circulation des deux-roues motorisés entre deux files de voitures, arrêtées ou en mouvement, n’est pas autorisée par le code de la route, même si elle est souvent « tolérée ».

Une expérimentation encadrée est en cours sur 11 départements. Si les résultats se montrent positifs, elle pourrait être généralisée.

Pour mieux connaître les règles encadrant cette expérimentation, une animation, sur le site de la Sécurité Routière, en explique les tenants et les aboutissants.

La remontée de files, animation de la Sécurité Routière