Expérimentation d’un éthylotest anti-démarrage

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Le 19 décembre 2016, dans Actualité

Un éthylotest anti-démarrage pour lutter contre l’alcool au volant

Depuis le 1er décembre, le ministère de l’Intérieur expérimente dans 3 départements de France (la Drôme, la Marne et le Nord) le « permis sous conditions » pour les conducteurs souhaitant reprendre le volant après une annulation ou une suspension de permis pour cause d’alcoolémie. 

expérimentation éthylotest anti-démarrage_Prévention MAIFPour contrer des statistiques toujours alarmantes (en 2015, l’alcool a été la cause principale de 21 % des accidents mortels – cf.ONISR), le Comité interministriel de la Sécurité routière a déposé un arrêté, publié le mardi 22 novembre 2016 au Journal officiel, qui autorise les préfets à recourir à l’installation d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) dans les véhicules de conducteurs sanctionnés pour alcoolémie pour qu’ils puissent reprendre la route. « A l’heure actuelle, seule une vingtaine de personnes condamnées pour conduite en état d’ivresse se sont vu contraintes d’équiper leur voiture », explique Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière.

Comment fonctionne le dispositif ?

La remise d’un permis de conduire temporaire, par le préfet du département, intervient après l’obtention d’un avis médical favorable de la commission médicale de la préfecture en respectant deux conditions :

  • L’installation au frais du conducteur d’un dispositif homologué d’anti-démarrage électronique (commercialisé à partir de 1500€)
  • Le suivi médico-psychologique dans un établissement spécialisé en addictologie.

Le conducteur devra alors souffler dans l’éthylotest qui actionnera le démarrage du véhicule seulement si le taux d’alcool ne dépasse pas le seuil autorisé de 0.25 milligramme par litre d’air expiré et de 0.1 pour les permis probatoires.

Cette mesure devrait lutter contre la récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool et la conduite sans permis. L’obligation de l’EAD n’était, à ce jour, utilisé que dans un cadre judiciaire en cas de condamnation et dans tous les véhicules de transports en commun mis en service depuis le 1er janvier 2010.

Aujourd’hui expérimenté dans 3 départements, ce dispositif devrait s’élargir à toute la France, si les résultats sont positifs, d’ici 2019.