Le 20 novembre, les bénévoles de l’antenne lyonnaise interviennent en classe pour introduire la notion de bassin versant. Les élèves découvrent à cette occasion les outils Géorisques et « Aux alentours », prenant conscience que leur commune, comme beaucoup d’autres, n’est pas à l’abri de risques naturels.
Ils visionnent également un extrait vidéo du philosophe Baptiste Morizot, mettant en contraste une rivière naturelle, vivante et expressive, et une rivière canalisée, contrainte à un écoulement rectiligne et accéléré. Cette séquence permet d’aborder le rôle d’un allié essentiel des cours d’eau : le castor. Véritable ingénieur des rivières, il contribue à leur régulation et à leur préservation. Une réalité bien concrète pour les élèves, puisque de nombreuses traces de sa présence sont observables le long de la Saône, toute proche de l’école.
La séance se prolonge par une observation de terrain le long du ruisseau des Vosges, qui borde l’école. Les élèves comparent deux réalités contrastées : en aval, un cours d’eau canalisé favorisant une évacuation rapide de l’eau ; en amont, un milieu plus naturel et sinueux, alimentant une zone humide riche en biodiversité.
Si un épisode de gel écourte l’observation de libellules, gerris ou dytiques, la promesse est faite de revenir au printemps pour poursuivre l’inventaire du vivant et, qui sait, observer les traces de présence du castor.
De retour en classe le 13 janvier, après le visionnage de capsules pédagogiques « Comprendre l’eau », les échanges s’ouvrent sur les connaissances des élèves. Des extraits vidéo retraçant le voyage d’une bouteille plastique dans un fleuve, jusqu’à sa fragmentation en micro puis nanoparticules, permettent d’aborder les chaînes alimentaires et le cycle de l’eau.
Les expériences se succèdent, spectaculaires et parlantes : formation d’un nuage dans un bocal, condensation de la vapeur sur une poêle glacée… En quelques minutes, les élèves visualisent évaporation, condensation et précipitation. Effet « waouh » garanti.
La séance se poursuit avec une Fresque de l’eau projetée au tableau, puis un travail en groupes. Sur de grandes feuilles, les élèves réalisent leur propre fresque, mêlant esthétique, notions scientifiques, titres et slogans. Chaque groupe présente ensuite sa production à la classe.
Un temps est consacré aux limites planétaires, et notamment à celle liée à l’acidification des océans. Une expérience simple est mise en place : la dissolution progressive d’une coquille d’œuf plongée dans un milieu acide. Elle illustre de manière concrète les conséquences de ce phénomène sur les récifs coralliens.
Souhaitant aller au-delà de la sensibilisation, l’antenne de Lyon choisit de placer les élèves en situation d’acteurs. Après des échanges avec plusieurs associations (LPO, Des espèces parmi’Lyon, Les Petits Débrouillards), le choix est fait de proposer des expériences scientifiques sous forme de défis.
Lors de l’intervention du jeudi 15 janvier, quatre ateliers sont mis en place. Répartis en groupes, les élèves disposent de 25 minutes par atelier pour expérimenter, observer et restituer leurs conclusions sur des affiches collectives, dans un esprit de world café.
Au-delà des apprentissages, cette approche collective permet de transformer les inquiétudes liées aux enjeux environnementaux en compréhension concrète et en capacité d’agir à leur échelle. En donnant des repères fiables et des clés de lecture du réel, elle contribue à apaiser l’éco-anxiété et à renforcer la confiance des élèves face aux défis à venir.
Parmi les temps forts des ateliers :
- L’érosion et la filtration des sols, mettant en évidence le rôle protecteur de la végétation et la capacité des sols à filtrer l’eau ;
- La flottaison et la pression, avec des défis ludiques pour comprendre la poussée d’Archimède et le comportement de l’air ;
- L’acidification des océans, rendue concrète par la mesure du pH de différentes eaux et l’observation de la dissolution d’une coquille d’œuf ;
- La tension superficielle, illustrée par un défi collectif consistant à déposer un maximum de pièces dans un verre rempli à ras bord sans le faire déborder.
Record du jour : 73 pièces.
Les productions des élèves sont affichées et commentées collectivement, favorisant la mise en commun des connaissances.
Ces séances se concluent dans un climat d’enthousiasme partagé. Les élèves se montrent curieux et investis, l’enseignant salue la richesse des apports pédagogiques, et les bénévoles, fatigués mais satisfaits, confirment leur intention de revenir au printemps pour poursuivre l’observation de la biodiversité locale.
Un projet exemplaire où prévention, science, esprit critique et engagement citoyen prennent pleinement leur sens.



















































































































































































































































































































































































