Après plusieurs mois de préparation et de tournage, le film a été projeté dans l’établissement le 23 juin 2025. Ce moment a permis aux élèves de présenter les différentes étapes de création. Le film a été tourné dans un vrai tribunal, avec la participation de véritables avocats. L’ensemble du processus judiciaire a été supervisé par Mme BIGOT, présidente du tribunal judiciaire de Chambéry, accompagnée d’une représentante de la Police nationale. Cette immersion a permis aux élèves de mieux comprendre comment fonctionne réellement la justice.
L’objectif principal de ce projet était de faire prendre conscience aux jeunes de la responsabilité que chacun porte, et de les amener à réfléchir aux conséquences liées aux addictions, notamment l’alcool et la drogue, ainsi qu’aux actes involontaires qui peuvent en découler.
Les jeunes sont, encore aujourd’hui, les premières victimes de l’alcool, de la drogue et des accidents de la route.
En tant qu’enseignante depuis 30 ans, j’ai malheureusement été confrontée à la disparition brutale de plusieurs élèves ou étudiants. Avec l’expérience, j’ai pu constater que la moralisation n’a que peu d’impact sur des jeunes qui ont déjà flirté avec la ligne rouge. Dans l’un de mes groupes, un élève a même commis un crime et se retrouve aujourd’hui incarcéré.Rendre les jeunes acteurs pour les responsabiliser m’a alors semblé être le levier le plus efficace. C’est ainsi que je me suis emparée du dispositif Tribunal Pas Banal.
Dans cette classe, les élèves étaient clivés : différences culturelles, attitudes face aux apprentissages, origines sociales… rien ne les rapprochait vraiment. Et pourtant, ce projet a été un véritable catalyseur. Ils ont réussi à se parler, à se comprendre et à travailler ensemble.
C’est l’une des plus belles réussites de ma carrière, tant le chemin a été long et parfois difficile.Le 6 juin 2025, jour du tournage au Tribunal, c’était l’Aïd. Malgré cela, ils étaient tous présents. Tous.
Ce symbole d’unité, d’engagement et de respect mutuel reste gravé dans ma mémoire.La conduite de projets est chronophage, exigeante, parfois éprouvante. Mais à mes yeux, c’est le seul moyen de donner du sens à nos programmes et d’offrir aux jeunes une véritable prise de conscience.
Magali ROLLIN DUCHENE, responsable de l’antenne Prévention MAIF de Chambéry et professeur d’économie et de gestion
Les partenaires de ce projet étaient : l’association Prévention MAIF, la Prévention Routière, le tribunal de Chambéry et le bar Le Corsaire.




















































































































































































































































































































































































